Communauté de Communes du Trièves

L’agriculture dans le Trièves :: Communauté de Communes du Trièves

Communauté de Communes du Trièves

L’observatoire foncier du Trièves

CO. ZanardiEn 2018, la Chambre d’agriculture de l’Isère a réalisé un diagnostic foncier auprès des agriculteurs du territoire, à la demande du Département de l’Isère et de la Communauté de communes du Trièves.

Cette enquête, qui fait partie d’une Stratégie foncière ambitieuse pilotée par le Département de l’Isère sur le Sud Isère, permet de connaître en détail les exploitations agricoles et d’observer les évolutions en cours.

Le résultat de cette enquête, ramené au niveau du territoire de la Communauté de communes,  a été présenté aux élus et aux agriculteurs le 20 mars 2019. En 2020, les résultats à l’échelle communale vont être présentés à l’ensemble des communes du Trièves afin que les nouveaux élus puissent avoir une connaissance fine de l’agriculture locale et des principaux enjeux. L’objectif de ce travail est d’encourager les communes à mettre en place des projets agricoles, accompagnés par la Communauté de communes et ses partenaires (Chambre d’agriculture, SITADEL, etc).

Quelques chiffres et tendances sur l’agriculture du Trièves

L’étude réalisée par la Chambre d’agriculture de l’Isère a recensé environ 180 exploitations agricoles dans le Trièves. Ce chiffre est en baisse constante depuis plusieurs décennies, comme ailleurs en France. Entre 2000 et 2018, il y a une baisse de 40% du nombre d’exploitations (-32% au niveau national).

Quand une ferme n’est pas transmise, les terres partent souvent à l’agrandissement d’une exploitation agricole voisine. Ceci se traduit par l’augmentation de la taille moyenne des fermes. En 2002, la taille moyenne des fermes dans le Trièves était de 56 hectares (ha). En 2018, elle était passée en moyenne à e 87 ha, soit une augmentation de 55% !.

Cette tendance est liée à la démographie agricole. Comme ailleurs en France, le nombre d’agriculteurs qui ont plus de 55 ans, et approchent donc de la retraite, est élevé. Ils représentent dans le Trièves plus de 30% des agriculteurs. Auparavant, les fermes étaient dans la majorité des cas reprises par une personne de la famille. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, les deux tiers des installations se font « hors cadre familial ».

Ceci est un grand bouleversement pour le monde agricole qui doit s’adapter à cette transition. Le Trièves a la chance d’être un territoire qui attire de nombreux porteurs de projet agricoles. Il existe souvent cependant un décalage entre le type de projet proposé et les fermes mises sur le marché. Dans le cadre de la Stratégie foncière, la Communauté de communes travaille sur la thématique de l’installation et transmission sur le territoire pour accompagner cette évolution et s’assurer que le nombre d’exploitations ne soit pas en constante baisse dans les années à venir.

Le type de culture est aussi en évolution, avec une forte diminution de l’élevage et notamment des élevages laitiers. L’arrêt de l’élevage se traduit par une augmentation de la grande culture. Il y a aussi une augmentation du maraîchage et des cultures pérennes (vignes et petits fruits par exemple).  Il y a également des installations proposant de nouveaux types de produits (soja/tofu, champignons, whisky, etc.).

Les nouvelles installations se font principalement en agriculture biologique, ce qui renforce la tendance locale : historiquement le Trièves a toujours eu un nombre de fermes important en bio.  En 2016, 30% des exploitations agricoles sont en bio ce qui représente environ 20% des surfaces cultivées (8% au niveau national). Ces chiffres seront certainement en hausse dans les années à venir car plusieurs grandes exploitations du territoire se convertissent à l’agriculture biologique.

Une autre particularité du territoire est la grande proportion des agriculteurs qui vendent des produits en circuits courts, c’est-à-dire qu’ils vendent directement  ou par le biais d’ un seul intermédiaire. Plus de 30% des fermes vendent leurs produits exclusivement en vente directe et 43% ont au moins un produit en circuit court. Pour 48 % de ces exploitations, la vente en circuits courts représente plus de 75% de leur chiffre d'affaires. Ceci permet aux agriculteurs de mieux valoriser leurs productions mais aussi de renforcer l’offre locale pour les habitants. Les producteurs sont organisés dans plusieurs initiatives privées collectives (voir la page initiatives collectives).

logo PAITUn nouvel enjeu pour les collectivités : l’alimentation

La forte présence d’agriculteurs proposant leur produit en vente directe sur le territoire est encourageante, d’autant plus que cela répond à une demande croissante de la population de pouvoir acheter des produits locaux et de qualité.

Les relations entre les grandes villes et leurs territoires ruraux voisins sont aussi en train d’évoluer. L’état encourage la mise en place de partenariat ville-campagne pour favoriser  les complémentarités et les coopérations entre les espaces ruraux, périurbains et urbains. L’agriculture et l’alimentation sont au cœur de ces discussions et figurent parmi les thématiques abordées dans le Contrat de réciprocité signé en 2019  entre la CCT, Grenoble Alpes Métropole et le Département de l’Isère.

La récente crise du COVID-19 a aussi montré que malgré un tissu agricole local dynamique, le territoire du Trièves peut améliorer la résilience alimentaire du territoire.

Afin de travailler sur cette thématique émergeante, la CCT a rejoint 7 territoires autour de Grenoble dans un Projet Alimentaire Inter Territorial (PAiT). Ces territoires, rejoint par le Collectif autonomie alimentaire, le Réseau des Conseils de développement et la Chambre d’agriculture de l’Isère, ont déposé leur candidature auprès du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la Forêt en 2020 pour être labélisé Projet Alimentaire Territorial.

colletivites pait

L’ambition fondatrice et partagée du PAiT est de développer et améliorer localement des modes de productions agricoles et de consommations accessibles à tous et de manière équitable, favorables à la santé de la nature et de l’homme, dans le respect des ressources (eau, sols, biodiversité).

logo enjeux pait

En 2020, la Feuille de route du PAiT s’est concentrée sur 4 projets principaux :

  1. Mois de la transition alimentaireAccompagner le changement de pratiques alimentaires :
    Cette action est destinée aux habitants, notamment les publics fragiles mais également aux élus et socio-professionnels. Elle se traduit par la mise en place du Mois de la Transition Alimentaire du 22/09 au 31/10/2020. Un mois d’évènements, de visites, de conférences sur tout le territoire du PAiT pour permettre d’aller à la rencontre du monde agricole, de mieux comprendre les enjeux de la transition alimentaire et au final, d'avoir un regard nouveau sur ce que ce nous avons dans notre assiette.
    Toutes les informations sur le Mois de la Transition Alimentaire ici : PAiT-transition-alimentaire.fr
  2. Restauration collective :
    Ce projet consiste à accompagner les acteurs de la restauration collective autour de différents axes : l’amélioration des repas servis, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la réduction des déchets et la prise en compte de la dimension santé autour des repas et la sensibilisation des convives.
  3. Restauration collective et Loi Egalim : quels leviers mobiliser pour quelles ambitions ?
    La Loi Egalim impose 50% des volumes d’achats de « produits de qualité » dont au moins 20% de produits issus de l’agriculture biologique . Le PAiT mène un diagnostic, en utilisant l’outil PARCEL, pour connaître les besoins de la restauration collective pour répondre localement à ces évolutions imposées par la Loi. Il s’agira ensuite de structurer l’offre locale sur les labels de qualité éligibles à la Loi Egalim.
  4. Adaptation des exploitations agricoles au changement climatique :
    Cette action travaille sur l’impact du changement climatique sur l’agriculture et vise à trouver des méthodes pour accompagner les agriculteurs. Dans un premier temps, il s’agit de mettre en place un réseau de fermes volontaires qui ont déjà engagés des actions et de porter leurs expériences à connaissance d’autres exploitations.

Laurie Scrimgeour
Chargée de mission Agriculture et Alimentation
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 04 76 34 49 10

Guillaume Grandferry
Chargé de mission Economie-Agriculture, en charge du Plan Pastoral Territorial
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 04 76 34 49 14

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L’observatoire foncier du Trièves

CO. ZanardiEn 2018, la Chambre d’agriculture de l’Isère a réalisé un diagnostic foncier auprès des agriculteurs du territoire, à la demande du Département de l’Isère et de la Communauté de communes du Trièves.

Cette enquête, qui fait partie d’une Stratégie foncière ambitieuse pilotée par le Département de l’Isère sur le Sud Isère, permet de connaître en détail les exploitations agricoles et d’observer les évolutions en cours.

Le résultat de cette enquête, ramené au niveau du territoire de la Communauté de communes,  a été présenté aux élus et aux agriculteurs le 20 mars 2019. En 2020, les résultats à l’échelle communale vont être présentés à l’ensemble des communes du Trièves afin que les nouveaux élus puissent avoir une connaissance fine de l’agriculture locale et des principaux enjeux. L’objectif de ce travail est d’encourager les communes à mettre en place des projets agricoles, accompagnés par la Communauté de communes et ses partenaires (Chambre d’agriculture, SITADEL, etc).

Quelques chiffres et tendances sur l’agriculture du Trièves

L’étude réalisée par la Chambre d’agriculture de l’Isère a recensé environ 180 exploitations agricoles dans le Trièves. Ce chiffre est en baisse constante depuis plusieurs décennies, comme ailleurs en France. Entre 2000 et 2018, il y a une baisse de 40% du nombre d’exploitations (-32% au niveau national).

Quand une ferme n’est pas transmise, les terres partent souvent à l’agrandissement d’une exploitation agricole voisine. Ceci se traduit par l’augmentation de la taille moyenne des fermes. En 2002, la taille moyenne des fermes dans le Trièves était de 56 hectares (ha). En 2018, elle était passée en moyenne à e 87 ha, soit une augmentation de 55% !.

Cette tendance est liée à la démographie agricole. Comme ailleurs en France, le nombre d’agriculteurs qui ont plus de 55 ans, et approchent donc de la retraite, est élevé. Ils représentent dans le Trièves plus de 30% des agriculteurs. Auparavant, les fermes étaient dans la majorité des cas reprises par une personne de la famille. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, les deux tiers des installations se font « hors cadre familial ».

Ceci est un grand bouleversement pour le monde agricole qui doit s’adapter à cette transition. Le Trièves a la chance d’être un territoire qui attire de nombreux porteurs de projet agricoles. Il existe souvent cependant un décalage entre le type de projet proposé et les fermes mises sur le marché. Dans le cadre de la Stratégie foncière, la Communauté de communes travaille sur la thématique de l’installation et transmission sur le territoire pour accompagner cette évolution et s’assurer que le nombre d’exploitations ne soit pas en constante baisse dans les années à venir.

Le type de culture est aussi en évolution, avec une forte diminution de l’élevage et notamment des élevages laitiers. L’arrêt de l’élevage se traduit par une augmentation de la grande culture. Il y a aussi une augmentation du maraîchage et des cultures pérennes (vignes et petits fruits par exemple).  Il y a également des installations proposant de nouveaux types de produits (soja/tofu, champignons, whisky, etc.).

Les nouvelles installations se font principalement en agriculture biologique, ce qui renforce la tendance locale : historiquement le Trièves a toujours eu un nombre de fermes important en bio.  En 2016, 30% des exploitations agricoles sont en bio ce qui représente environ 20% des surfaces cultivées (8% au niveau national). Ces chiffres seront certainement en hausse dans les années à venir car plusieurs grandes exploitations du territoire se convertissent à l’agriculture biologique.

Une autre particularité du territoire est la grande proportion des agriculteurs qui vendent des produits en circuits courts, c’est-à-dire qu’ils vendent directement  ou par le biais d’ un seul intermédiaire. Plus de 30% des fermes vendent leurs produits exclusivement en vente directe et 43% ont au moins un produit en circuit court. Pour 48 % de ces exploitations, la vente en circuits courts représente plus de 75% de leur chiffre d'affaires. Ceci permet aux agriculteurs de mieux valoriser leurs productions mais aussi de renforcer l’offre locale pour les habitants. Les producteurs sont organisés dans plusieurs initiatives privées collectives (voir la page initiatives collectives).

logo PAITUn nouvel enjeu pour les collectivités : l’alimentation

La forte présence d’agriculteurs proposant leur produit en vente directe sur le territoire est encourageante, d’autant plus que cela répond à une demande croissante de la population de pouvoir acheter des produits locaux et de qualité.

Les relations entre les grandes villes et leurs territoires ruraux voisins sont aussi en train d’évoluer. L’état encourage la mise en place de partenariat ville-campagne pour favoriser  les complémentarités et les coopérations entre les espaces ruraux, périurbains et urbains. L’agriculture et l’alimentation sont au cœur de ces discussions et figurent parmi les thématiques abordées dans le Contrat de réciprocité signé en 2019  entre la CCT, Grenoble Alpes Métropole et le Département de l’Isère.

La récente crise du COVID-19 a aussi montré que malgré un tissu agricole local dynamique, le territoire du Trièves peut améliorer la résilience alimentaire du territoire.

Afin de travailler sur cette thématique émergeante, la CCT a rejoint 7 territoires autour de Grenoble dans un Projet Alimentaire Inter Territorial (PAiT). Ces territoires, rejoint par le Collectif autonomie alimentaire, le Réseau des Conseils de développement et la Chambre d’agriculture de l’Isère, ont déposé leur candidature auprès du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la Forêt en 2020 pour être labélisé Projet Alimentaire Territorial.

colletivites pait

L’ambition fondatrice et partagée du PAiT est de développer et améliorer localement des modes de productions agricoles et de consommations accessibles à tous et de manière équitable, favorables à la santé de la nature et de l’homme, dans le respect des ressources (eau, sols, biodiversité).

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En 2020, la Feuille de route du PAiT s’est concentrée sur 4 projets principaux :

  1. Mois de la transition alimentaireAccompagner le changement de pratiques alimentaires :
    Cette action est destinée aux habitants, notamment les publics fragiles mais également aux élus et socio-professionnels. Elle se traduit par la mise en place du Mois de la Transition Alimentaire du 22/09 au 31/10/2020. Un mois d’évènements, de visites, de conférences sur tout le territoire du PAiT pour permettre d’aller à la rencontre du monde agricole, de mieux comprendre les enjeux de la transition alimentaire et au final, d'avoir un regard nouveau sur ce que ce nous avons dans notre assiette.
    Toutes les informations sur le Mois de la Transition Alimentaire ici : PAiT-transition-alimentaire.fr
  2. Restauration collective :
    Ce projet consiste à accompagner les acteurs de la restauration collective autour de différents axes : l’amélioration des repas servis, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la réduction des déchets et la prise en compte de la dimension santé autour des repas et la sensibilisation des convives.
  3. Restauration collective et Loi Egalim : quels leviers mobiliser pour quelles ambitions ?
    La Loi Egalim impose 50% des volumes d’achats de « produits de qualité » dont au moins 20% de produits issus de l’agriculture biologique . Le PAiT mène un diagnostic, en utilisant l’outil PARCEL, pour connaître les besoins de la restauration collective pour répondre localement à ces évolutions imposées par la Loi. Il s’agira ensuite de structurer l’offre locale sur les labels de qualité éligibles à la Loi Egalim.
  4. Adaptation des exploitations agricoles au changement climatique :
    Cette action travaille sur l’impact du changement climatique sur l’agriculture et vise à trouver des méthodes pour accompagner les agriculteurs. Dans un premier temps, il s’agit de mettre en place un réseau de fermes volontaires qui ont déjà engagés des actions et de porter leurs expériences à connaissance d’autres exploitations.

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Les producteurs locaux

thumb maraicherLes exploitants favorisent les circuits courts, avec la transformation et la vente de leur production en direct. La communauté de communes pour encourager cette démarche a recensé et édité une brochure sur l’ensemble de l’offre des producteurs locaux.

Utilisez le moteur de recherche de ce site annuaire des producteurs

À télécharger : pdfla plaquette des producteurs locaux du Trièves faisant de la vente directe

Les marchés du Trièves

Chichilianne Mardi matin en juillet – août (Place de l’Église)
Clelles Mercredi matin toute l’année
Dimanche matin de mai à septembre (place de la mairie).
Gresse en Vercors Lundi matin → Hiver, Noël et février (parking du foyer de ski de fond) Été juillet - août (Place de l’Église)
Lalley mercredi de 18h à 20h en juillet – août (place de l’église)
Mens Samedi matin toute l’année (Place de la Halle)
Mercredi matin en juillet - août
(Place de la Mairie, marché des producteurs locaux)
Monestier de Clermont Dimanche matin toute l’année (Grand'Rue)
Monestier du Percy Dimanche matin de fin juin à fin novembre (cour de l’école)

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